Carte de la part d’espèces menacées par commune pour les papillons de jour en Île de-France en 2024

Mis à jour : 12/06/2026

Les communes franciliennes sont susceptibles d'abriter des espèces patrimoniales pour lesquelles une attention particulière doit être apportée en terme de préservation. L'Opie et l'ARB îdF vous proposent donc cette carte de synthèse qui a pour vocation de mettre en lumière l’existence de données d’inventaire révélant la présence d'un enjeu sur les Papillons de jour sur chaque commune d'Île-de-France

Pour cette cartographie, on considère que les espèces à enjeux sont les espèces menacées selon la méthode de l’IUCN, soit les espèces de classées « Critique », « En danger » ou « Vulnérable » sur la Liste Rouge Régionale (UICN France 2018). On ajoute aussi les espèces de catégorie « Quasi menacée » dans la mesure où ces dernières sont inclues dans les Plans régionaux d’action pour l’Île-de France (Houard & Jaulin 2018).

Cet indicateur est notamment utilisé dans le cadre de l'animation du Plan régional d'actions pour les Papillons de jour 2022-2032 assurée par l'Opie.

Actualisation 2024 :

Les communes comptant la part la plus importante d’espèces menacées dans leur faune connue se trouvent principalement sur un axe partant du sud Essonne (91) pour traverser Fontainebleau et se terminer sur la vallée du Grand-Morin. D’autres se trouvent à la limite nord ouest de l’Ile-de-France, entre les Yvelines (78) et le Val-d’Oise (95). On manque de données pour le calcul sur 34% des communes, 27% n’ont pas d’espèces menacées observées et 10% des communes ont plus de 15% d’espèces menacées dans leur faune connue. Une table des communes et de leurs espèces menacées est présentée en annexe II. Les espèces sont listées selon leur cortège écologique établi dans le plan régional d’action en faveur des papillons de jour d’Île-de-France (Vandeweghe et al. 2022).

Évolution des cartes de part d’espèces menacées par commune pour les papillons de  jour en Île-de-France entre 2018 et 2024

Comparativement à la carte de la part d’espèces menacées par communes de 2018, celle de 2024 présente des pourcentages plus élevés. On note une importante régression des communes en manque de données.

A noter que s’il fournit une indication sur les points chauds de biodiversité patrimoniale, il est important de garder à l’esprit que la prospection est imparfaite et que par conséquent les résultats doivent être interprétés avec précaution. Ainsi la commune de Gentilly, située juste au sud de Paris et très urbanisée, apparait à plus de 15% d’espèces menacées. Cependant, la commune ne comporte que 6 espèces observées, dont une quasi menacées (Glaucopsyche alexis). Il semble évident que cette commune n’est pas assez prospectée pour que son résultat soit significatif, d’ailleurs, la qualité de prospection pour cette commune est faible. La carte de part des espèces menacées est donc une approche du territoire permettant de soulever des sujets de conservation, mais elle est n’est pas une représentation exacte de la situation car elle est sujette à des biais de prospection.

Méthodologie :

La méthode, héritée des précédents travaux (ARB Ile-de-France 2018; Cardinal 2018), consiste à diviser le nombre d’espèces menacées par le nombre d’espèces totales observées sur la commune sur les 10 dernières années. Si la commune compte moins de 5 espèces, on considère qu’on manque de données pour ce calcul de patrimonialité.

> Retrouvez l'intégralité de la méthodologie dans le rapport "Insectes dans les communes d'Île-de-France : Qualité de prospection et part d'espèces patrimoniales - Rhopalocères et Zygènes"