6 millions ! C'est le nombre de données naturalistes désormais consultables et téléchargeables dans GeoNat’îdF !
Derrière ce chiffre symbolique se cachent surtout des milliers d'heures d'observation, d'inventaires, de suivis, de saisie et de partage de données. Naturalistes bénévoles et professionnels, associations, collectivités, gestionnaires d'espaces naturels, bureaux d'études, établissements publics ou encore réseaux scientifiques : toutes et tous vous contribuez à votre échelle à améliorer la connaissance de la biodiversité francilienne.
Un outil au cœur du partage des données naturalistes
Lorsque GeoNat’îdF a été lancé en décembre 2021, à la suite de la migration de la base régionale Cettia îdF vers l'outil GeoNature, la plateforme comptait environ 2,1 millions de données. Moins de cinq ans plus tard, ce chiffre a donc presque triplé ! Cette progression témoigne bien sûr de la poursuite des observations et de l'implication quotidienne des contributeurs. Mais elle reflète également les évolutions importantes qu'a connues la plateforme depuis son passage sous GeoNature.
L'une des évolutions majeures a été l'adoption du standard de données du SINP. En parlant désormais un langage commun avec les autres systèmes d'information naturalistes, GeoNat’îdF peut plus facilement échanger et intégrer des données provenant de différentes sources, faisant d'elle la plateforme régionale officielle du Système d'information de l'Inventaire du patrimoine naturel (SINP). Cela a notamment permis de développer les échanges avec des partenaires majeurs de la connaissance naturaliste. En 2025, par exemple, plus de 1,5 million de données de flore et de fonge issues de la base du Conservatoire botanique national du Bassin parisien ont ainsi été intégrées dans GeoNat’îdF.
Une saisie facilitée et des données mieux valorisées et ouvertes à toutes et tous
Le passage à GeoNat'îdF nous a également permis de vous proposer la saisie de données directement sur le terrain sur vos smartphones Android. Et les modules de suivi protocolé permettent également d'intégrer des données collectées selon des protocoles nationaux standardisés, utilisables et comparables à différentes échelles. GeoNat’îdF accueille déjà plusieurs programmes, comme POPAmphibien, POPReptile, STERF-eBMS ou le suivi des gîtes de Chiroptères.
Le développement de GeoNat’îdF s'est également accompagné d'avancées majeures pour améliorer la qualité, la standardisation et la valorisation des données. Le module de validation scientifique facilite ainsi la mise en œuvre progressive de procédures de contrôle adaptées aux différents groupes taxonomiques et des protocoles de validation systématique ont pu être mis en place sur les données de Chiroptères, d'Amphibiens et de Reptiles, en lien avec Azimut230 et la Société Herpétologique de France. Un protocole de validation des données entomologiques est en cours de réflexion avec l'Office pour les insectes et leur environnement (Opie).
Le passage à GeoNature a également accompagné une évolution majeure dans la diffusion des données. Depuis avril 2026, les données naturalistes hébergées dans GeoNat’îdF sont accessibles en Open Data, conformément aux règles de diffusion et de sensibilité applicables dans le cadre du SINP. Cette ouverture permet à chacun de consulter et de télécharger les données disponibles, afin qu'elles puissent être utilisées pour améliorer la connaissance de la biodiversité et sa prise en compte dans les politiques publiques, les projets d'aménagement, la recherche ou les actions de conservation.
De nouveaux outils pour contribuer à la connaissance
Au fil des années, l'univers de GeoNat'îdF s'est étoffé d'autres outils. Avec GeoNat’Citizen, plusieurs programmes de sciences citoyennes ont pu être développés : enquête les zones d'écrasement des amphibiens pendant leurs migrations nuptiales, enquêtes consacrées aux martinets et aux hirondelles avec la LPO Île-de-France, programme Chiros et Bâtis avec Azimut 230, ou encore suivis du Cuivré des marais et du Sonneur à ventre jaune avec le CPIE des Boucles de la Marne. L'outil peut également être mis à disposition de territoires souhaitant mobiliser les habitants dans le cadre d'un Atlas de la biodiversité intercommunal, comme cela a été le cas pour le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse.
GeoNat’îdF permet également de rendre cette connaissance accessible et compréhensible par le plus grand nombre. Grâce à l'Atlas dynamique, chacun peut explorer la répartition des espèces et découvrir la biodiversité observée en Île-de-France. Les portraits de territoire permettent quant à eux de mieux connaître la biodiversité à différentes échelles territoriales et constituent un outil de valorisation de la connaissance au service des collectivités et des acteurs locaux.
Plus récemment, Biodivisio, l'application Android permettant de consulter et d'explorer les données de GeoNat’îdF sur smartphone, est venue compléter les possibilités offertes par la plateforme. De la saisie d'une observation sur le terrain à sa validation, son partage, sa consultation et sa valorisation, GeoNat’îdF constitue ainsi aujourd'hui un ensemble d'outils complémentaires au service de la connaissance de la biodiversité francilienne.
6 millions de données… et surtout 6 millions de contributions à la connaissance
Derrière chacune de ces 6 millions de données se trouve une observation, une sortie de terrain, un inventaire, un suivi scientifique ou parfois une donnée historique précieusement conservée et transmise. Ce nouveau cap est donc avant tout l'occasion de remercier l'ensemble des personnes et structures qui contribuent à GeoNat’îdF. La richesse de la plateforme repose sur cette dynamique collective : sur celles et ceux qui observent, qui saisissent, qui transmettent leurs données, qui les valident, qui organisent des suivis et qui participent, chacun à leur manière, à faire progresser la connaissance de la biodiversité francilienne.
Merci à toutes et tous !
Et maintenant… en route vers les 7 millions !