La période d'activité des reptiles a débuté et avec elle, les appels de particuliers en détresse suite à la découverte d'un serpent dans leur jardin / leur garage / leurs combles... Si l'on vous contacte dans ce cadre, n'hésitez pas à renvoyer vers le collectif "SOS Serpents îdF" !

Le bilan 2025 du dispositif est maintenant disponible.

Le nombre d’appels est passé de 75 en 2024 à 111 en 2025, soit une progression de 48%.
La proportion d’appels conduisant à un déplacement d’un membre de « SOS serpents ÎDF » est resté stable (28% en 2024 et 30% en 2025). Le renforcement de l’équipe de bénévoles, passée en juin 2025 de 13 à 44 membres, a donc permis d’absorber l’augmentation importante du nombre d’appels sans nuire à la qualité de la prise en charge des appels.


Le crédo de « SOS serpents ÎDF » est d’inciter systématiquement les personnes nous contactant à accepter une cohabitation avec l’animal, quand celle-ci est possible. La cohabitation est donc proposée lorsque l’animal concerné est indigène, qu’il n’est pas en danger (pas de présence de poules, de chats, pas de travaux importants imminents, etc.) et qu’il n’est pas perdu dans une habitation ou construction d’où il ne parvient pas à sortir, et enfin lorsqu’il ne constitue pas un danger ni pour les habitants ni pour leurs animaux domestiques (cas des vipères).

Quand une identification certaine est possible (existence d’une photo, d’une vidéo), on constate que les appels concernant des vipères sont des erreurs de l’appelant. Lorsque ces derniers sont rassurés, la cohabitation est le plus souvent acceptée, 39 fois sur 66 en 2025, soit 59 %.



Lorsque la cohabitation est refusée, le déplacement de l’animal n’est pas automatique car en pratique, il est généralement impossible de le retrouver. Par ailleurs, s’il est retrouvé, il n’est déplacé que si le discours ou le comportement des riverains laisse craindre une réaction inappropriée de leur part (destruction volontaire). Bien entendu, un rappel du statut de protection des espèces concernées est toujours fait.

Le déplacement de serpents est donc une activité marginale. En effet, les intervenants ont été amenés à déplacer des serpents en seulement 18 occasions : 7 fois pour des animaux exotiques (3 spécimens de Boa constrictor, 2 de Python regius, 2 de Pantherophis guttatus) à emmener dans des structures appropriées, et 11 fois pour des animaux de la faune locale.

Les déplacements n’ont alors généralement pas dépassé quelques centaines de mètres. Deux exceptions notables : une vipère péliade (Vipera berus) et une couleuvre helvétique (Natrix helvetica), ont dû être confiées à un vétérinaire.

Dans 6 cas, la personne appelant avait déjà l’animal dans un contenant, soit parce qu’il l’avait capturé lui-même, soit parce qu’il lui avait été ramené par son chat. Un cas concernait un animal évadé d’un terrarium, il a été conseillé de mettre des annonces dans le quartier pour tenter de retrouver le propriétaire. Dans les 5 autres cas, le requérant était à la recherche de conseils pour le relâcher dans des conditions garantissant sa survie, en termes de milieux mais aussi de conditions météorologiques. Des recommandations précises ont été fournies, après un rappel de la règlementation.

> Lire l'intégralité du rapport

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire