Hermine

Mustela erminea Linnaeus, 1758

Classe : Mammalia Ordre : Carnivora Famille : Mustelidae Sous-Famille : Mustelinae Genre : Mustela

  • 62
    observations

  • 49
    communes

  • 15
    observateurs

  • Première observation
    1962

  • Dernière observation
    2021

Avertissement : Les cartes et graphiques présentés ne correspondent qu'à l'état actuel des connaissances et ne peuvent être considérés comme exhaustifs. Le projet d'atlas dynamique est une retranscription en temps réel des contributions de chacun sur la base de données et toute nouvelle donnée est à ce titre intéressante, même pour les espèces les plus communes.

Beros Philippe - Bottinelli Julien - Bourrioux Gilles - Branger Fabien - Chevallier Laurent - Delzons Olivier - Duchemann Estelle - Guerard Anthony - Inconnu Inconnu - Letourneau Christian - Malfois Arnaud - Mari Alexandre - Rose Olivier - Touratier Gilles - Vignon Vincent

Informations sur l'espèce

Commentaires sur l'espèce

L'Hermine est, après la Belette (Mustela nivalis), le plus petit mustélidé d'Île-de-France. Elle présente la particularité de changer de pelage selon les saisons : en automne, son pelage brun-roux clair, beige ou rosé sur le dos et blanc sur le ventre devient entièrement blanc. Le critère qui permet de la différencier aisément de la Belette est le pinceau noir présent au bout de sa queue, été comme hiver. La mue d'automne, qui a lieu en général vers le mois d'octobre ou de novembre, dure quinze jours, les poils blancs poussant bien avant que ne tombent ceux de l'été. En revanche, au printemps, la mue s'étend sur plusieurs semaines. Les mues sont gouvernées par la durée du jour et de la nuit, c'est-à-dire le photopériodisme, et, dans une certaine mesure, la température. Lors d'hivers doux, des mues incomplètes peuvent ainsi être observées, voire une absence totale de mue chez certains individus.

Il existe chez cette espèce un dimorphisme sexuel : les mâles sont en effet systématiquement plus grands que les femelles, ce qui s'expliquerait par la compétition importante des mâles pendant la reproduction. Ainsi, les femelles chassent des proies plus petites que les mâles, et peuvent donc plus facilement les suivre dans leurs terriers.

Active jour et nuit, l'Hermine alterne entre les phases de repos et d'activité, principalement gouvernée par les pics d'activité de micromammifères. Comme d'autres mustélidés, elle se montre solitaire et territoriale vis-à-vis de ses congénères du même sexe, comportement qu'elle manifeste par marquage olfactif. Le rut a lieu en général entre mars et juin : le phénomène d'ovo-implantation différée typique des mustélidés permet à la femelle de mettre au monde une portée  l'année suivant la fécondation, entre mars et mai. C'est dans une galerie de taupe (Talpa europaea) ou de micromammifère, dans un tas de pierres, un arbre creux, une fissure de rocher ou de mur, qu'elle s'établit. La taille des portées semble étroitement liée à la disponibilité en proies, et varie de trois à dix individus, avec une moyenne de quatre, qui deviennent indépendants à partir de deux mois et demi. Si leur naissance a eu lieu tôt dans la saison, les femelles seront sexuellement matures dès l'âge de trois mois, tandis que les mâles ne peuvent se reproduire que l'année suivante.

Carnivore strict, ce prédateur vif et agile se nourrit, malgré sa petite taille, majoritairement de lapins et de rongeurs, et plus rarement d'oiseaux, d'œufs, de lézards, de grenouilles, d'insectes ou encore d'escargots. L'Hermine ne chasse pas à l'affût, mais traque ses proies en les poursuivant jusque dans leur terrier grâce à son corps cylindrique taillé pour la vitesse. Si son odorat lui permet de détecter les campagnols dans leur terrier, sa vue semble être son sens le plus accru, d'où son comportement typique dit en "chandelle", où elle s'arrête dans sa course et se dresse de toute sa hauteur pour mieux voir.

Répartition en îdF

L'Hermine est observée dans tous les départements d'Île-de-France, à l'exception de la petite couronne. Cependant, son observation reste exceptionnelle, du fait de sa discrétion, mais aussi de la très probable diminution de ses populations : cette dernière, bien que difficile à chiffrer à l'heure actuelle, s'expliquerait par la régression des milieux prairiaux et de l’utilisation d’intrants en milieu agricole, diminuant les populations de micromammifères auxquelles l'Hermine est intrinsèquement liée.

Sachant qu'une hermine spécialisée dans la chasse aux campagnols en consomme en moyenne deux par jour, un minimum s'il s'agit du Campagnol des champs (Microtus arvalis), on peut raisonnablement imaginer qu'elle en aura "détruit" 730 en une année sur son territoire de quelques dizaines d'hectares. Pourtant, malgré son rôle important dans la régulation des rongeurs, l'Hermine fait toujours partie de la liste des espèces de gibier que l'on peut chasser sur le territoire français, et ne bénéficie d'aucun statut de protection.

 

Non renseigné pour le moment

Répartition actuelle en France métropolitaine

Source : INPN

Les cartes de répartition nationales ne correspondent qu’à l’état actuel des connaissances et ne peuvent être considérées comme exhaustives.

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Observations mensuelles